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 L'Agonie du Prophète (saws)

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laetitia
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MessageSujet: L'Agonie du Prophète (saws)   Dim 19 Nov - 22:30

salam alaykoum
bismillah ar rahmani ar rahim

Telle est la loi de Dieu envers Ses serviteurs : "Tu dois mourir un jour, comme ils le doivent aussi" (s39/v30).

A l'aube du lundi 12 du mois de Rabi de l'an 11 de l'Hégire, tandis que les Musulmans priaient sous la direction d'Abou Bakr (raa), le Prophète (saw) écarta le rideau de l'appartement de Aïcha, regarda les rangs des Croyants en prière et sourit. A sa vue, Abou Bakr se mit en rang avec les fidèles pensant que le Prophète (saw) voulait se joindre à eux. Sous l'effet de la joie, les Croyants allaient interrompre la prière. Le Prophète (saw) leur fit signe de continuer et laissa tomber le rideau.

Les Musulmans finirent leur prière, s'attendant toujours à ce que le Prophète (saw) fût guéri. Mais il s'avéra qu'il les avait regardés ce matin pour la dernière fois. Il était rentré dans l'appartement de Aïcha (raa) et avait reposé sa tête sur la poitrine de son épouse sentant que la mort approchait.

Le Prophète (saw) tenait dans ses mains une cruche d'eau remplie d'eau, dont il s'arrosait de temps en temps le visage en disant :"Il n'y a d'autre divinité que Dieu, ce sont les affres de la mort". Fatima le voyant ainsi désespéré s'écria :"Quel malheur pour mon père !". Le Prophète (saw) lui dit :"Ton père ne sera plus jamais affligé".

Aïcha (raa) raconte :

"Avant la mort du Prophète (saw), Dieu a mélangé nos salives. Tandis que je soutenais le Prophète (saw) Abderrahmane entra, un miswak à la main. le Prophète (saw) aimait le Miswak. Je lui demandai s'il en voulait. Il me répondit par l'affirmative. Je pris le miswak qui était dur, je le machai et le lui passai. Puis il introduisit la main dans la cruche et s'essuya le visage avec l'eau qu'elle contenait en répétant :"Il n'y a pas d'autres divinités sauf Dieu, ce sont les affres de la mort". Il leva le bras et murmura :"Vers le plus Haut Compagnon" (C'est à dire Dieu), son bras retomba, il était mort. (Que Dieu te bénisse Ô Messager de Dieu !).

La nouvelle de sa mort se répandit aussitôt. Abou Bakr se rendit à cheval à la Mosquée. Il n'adressa la parole à personne et alla directement trouver Aïcha. Il se dirigea vers le corps du Prophète (saw) vêtu d'un habit fait de tissu rayé. Il découvrit le visage du mort, le baisa en pleurant et dit :"J'aurais sacrifié père et mère pour toi ! Que Dieu ne te fasse pas mourir deux fois ! Tu as eu la mort à laquelle Dieu te destinait".

Quand il quitta la dépouille du Prophète (saw), il vit Omar qui racontait aux gens que le Prophète (saw) n'était pas mort mais qu'il était allé vers le Seigneur, comme le fit Moussa Ben Imran et qu'il ne pouvait mourir avant que Dieu ne fisse exterminer les hypocrites. Abou Bakr lui dit :"Calme toi, ô Omar. Ecoute moi. Mais comme Omar continuait à crier, livré à l'émotion, Abou Bakr s'adressa aux Musulmans qui l'entourèrent :

"Ô Musulmans, que celui qui adorait Mohamed sache que Mohamed est mort ! et que celui qui adore Dieu sache que Dieu est Vivant et qu'il ne mourra jamais".

Dieu a dit :"Mohamed n'est qu'un Messager avant lequel les Messagers sont déjà passés. Est-ce que, s'il meurt ou s'il est tué, vous tomberiez dans l'apostasie ? Celui qui tombe dans l'apostasie ne nuira jamais en rien à Dieu et Dieu récompensera ceux qui rendent grâce" (s3/v144)

On aurait presque cru que les Musulmans avaient oublié ce verset et s'en souvinrent tout d'un coup quand Abou Bakr le leur récita. Ils se mirent à le réciter après lui.

Omar (raa) raconte :"Quand j'entendis Abou Bakr réciter ce verset, mes jambes se dérobèrent sous moi et je me laissai tomber à terre. Je réalisais que le Prophète était mort".

Selon les Ulémas et les Biographes, le Prophète (saw) mourut à l'âge de 63 ans. Sa mission lui fut révélée à l'âge de quarante ans. Il passa treize années à La Mecque à prêcher l'Islam et dix années à Médine où il avait émigré. Il mourut au début de l'an 11 de l'Hégire.

Al Boukhari a rapporté d'après Amr ben Al Hareth :"Le Prophète mourut en ne laissant rien derrière lui, que sa jument blanche, ses armes [ C'était le prophète d'une religion « pacifique et tolérante » ] et une parcelle de terrain qu'il légua aux voyageurs".

CE QU' IL FAUT EN TIRER

*

A travers les évènements de cette dernière étape de la vie du Prophète (saw) apparaît avec éclat une grande vérité, celle qui domine l'Univers, la vérité devant laquelle faiblit le despotisme des tyrans, l'entêtement des athées [ En effet, l'athée webmaster commentateur de la présente page commence à se lasser de surligner et commenter tout ce qui prouve combien Mahomet fut le prophète « pacifique et tolérant » d'une religion « pacifique et tolérante »... ], l'injustice des oppresseurs et de ceux qui se prennent pour Dieu ; la vérité qui revêt tout ce qui se meut sur la surface de la terre du caractère du transitoire, du caduque et donne à l'existence humaine un aspect sumble et soumis ; la vérité qui consterne et paralyse [ Exemples de véritable consternement islamique : la destruction des tours du World Trade center, le dynamitage des boudhas de Bamyan, la sécession ratée du kossovo d'avec la Yougoslavie, celle réussie du Pakistan d'avec l'Inde et autres multiples applications du Jihad... ] de force ou de de plein gré, les révoltés et les soumis, les chefs, les déistes, les envoyés de Dieu et les Prophètes, les favorisés et les élus, les riches et les démunis, les savants et les inventeurs.

C'est la vérité de l'Unicité de Dieu proclamée en tout temps et en tout lieu devant ceux qui écoutent, raisonnent et pensent [ écoutent beaucoup, raisonnent peu et pensent pas du tout ]. Le pouvoir n'appartient qu'à Celui qui est. Sa puissance est sans limites, son jugement est catégorique.

Quelle est la réalité qui, mieux que la mort, traduit cette vérité d'une façon claire et sans équivoque ? Par la mort, Dieu courbe le front de tous les habitants de la terre depuis l'aube de la vie jusqu'à la fin des temps.

Beaucoup d'hommes accomplirent leur passage sur terre égarés, noyés dans leurs richesses, leurs sciences ou leurs inventions ; seule une grande vérité les empêcha de demeurer infatués d'eux-mêmes, orgueilleux, et leur apprit à consentir à Dieu et à se soumettre humblement à sa volonté, car c'est à Lui Seul qu'appartiennent le Ciel et la Terre.

Toute âme est destinée à la mort. C'est un sort inéluctable auquel nul n'échappe. Que ceux qui prétendent connaître la science et la civilisation moderne et se vantent de conquérir l'espace, joignent leurs efforts et leurs énormes possibilités et utilisent toutes leurs fusées. Ils n'arriveront jamais à éloigner d'eux cette force aveugle qui les terrasse et les humilie, ni à relever ce défie que Dieu nous lance. Toute âme est destinée à la mort, les Hommes ne peuvent qu'édifier des châteaux qui satisfont leur vanité au point de se prendre pour Dieu et qui reflètent leur despotisme, leur tyrannie et leur égoïsme. Mais, ils feraient mieux de contempler ces tombes dans lesquelles ils ne seront que des cadavres et cette terre qui les engloutira ? [ Super programme... Toutefois, pour patienter jusqu'au cimetierre, je préfère définitivement l'égarement, la noyade dans les richesses, les inventions, les sciences, la peinture, la scupture, la conquète de l'espace, les fusées, les femmes (hommes autorisés pour les femmes, et les autres si tel est leur bon plaisir] et un petit coup de pinard avec une tranche de sauciflard pour faire passer le tout ! ]

*

Il était aisé pour Dieu d'épargner à son Prophète (saw) la mort et ses souffrances. Mais Dieu, dans sa sagesse, voulut que le Prophète (saw) quoiqu'il soit si proche de Lui, souffre au même titre que les autres hommes, et ce, pour prouver à l'humanité qu'il n'y a qu'un Seul Dieu Immortel, auquel sont subordonnés tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre. Nul ne doit prétendre s'élever au-dessus du niveau d'un être soumis après le Prophète (saw) lui même ait vécu cet état de soumission à la volonté de Dieu et subi le même sort que les autres hommes. Nul ne doit s'en plaindre de la mort après que le Prophète (saw) ait souffert de ses affres.

*

Le Prophète (saw) jugea Oussama plus apte que les autres à diriger son armée dans cette expédition, les Musulmans n'avaient qu'à consentir à ce choix et à obéir, même si le Prophète (saw) plaça à la tête un esclave éthiopien. La législation islamique juge les hommes d'après leurs bonnes actions et non selon leur position sociale, ou race.... [ Mais si on est arabe, cela ne déplait pas à Allah, surtout si l'on est un jeune garçon beau comme une perle défilée ]

*

La Tradition nous rapporte que lorsque le Messager d'Allah (saw) était souffrant, il soufflait sur lui même en récitant les sourates talismaniques (113 et 114 du Coran) et en passant la main sur l'endroit douloureux. Le Messager d'Allah (saw) exorcisait aussi ses Compagnons par le Coran et parfois par des formules, des invocation. Dieu a dit :"Nous faisons descendre du Coran ce qui est un remède efficace et une miséricorde pour les Croyants. Quant aux injustes, ils ne font qu'augmenter leur perte". (s17/v82). An Nawawi, Ibnou Hajar et d'autres approuvent l'exorcisme sous trois conditions :

1.

Que l'exorcisme consiste en paroles prises du Coran, à prononcer le nom de Dieu ou l'un de ses attributs
2.

Qu'il soit fait en langue arabe [ A part cela, l'islam n'est pas raciste ]
3.

Il faut toujours croire que l'exorcisme n'est guère efficace en lui même mais qu'il est efficace par la grâce de Dieu.

*

Le récit de la maladie du Prophète (saw) nous fournit quatre preuves de la grande considération qu'il vouait à Abou Bakr (raa) :

1.

Lorsque le Messager (saw) apprit aux Musulmans lors de son sermon le choix qui lui était fait entre le bonheur terrestre et ce qui se trouve auprès de Dieu. Abou Bakr comprit tout de suite le sens de ces paroles et en pleura.
2.

Lorsque le Messager (saw) dit :""Ô Musulmans, dit-il, Abou Bakr est l'ami le plus sincère et le plus généreux. Si j'avais le droit de choisir un ami c'est bien lui que je choisirai, mais la fraternité islamique a la priorité. Que toutes les portes donnant accès à la Mosquée se ferment à l'exception de celle d'Abou Bakr !".
3.

Le fait aussi que le Messager (saw) désigna Abou Bakr pour être le Calife des Musulmans.
4.

Le fait que le Messager (saw) désigna Abou Bakr comme guide de la prière.

*

L'interdiction de considérer les tombes comme des lieux de prières. Le hadith concernant ce sujet souligne avec force cette interdiction. Le Prophète (saw) interdit aux Musulmans de considérer sa tombe et d'autres tombes comme lieux de prière, car il craignait de devenir le sujet d'une idolâtrie. Il craignait que cela conduise le peuple au blasphème comme ce fut le cas pour beaucoup de nations.
*

Les sentiments du Prophète (saw) en affrontant les affres de la mort : Durant ses souffrances, les pensées du Messager (saw) allaient vers sa Communauté [ sans oublier de maudire les juifs et les chrétiens, cela va sans dire ] et vers ce qu'elle deviendrait après sa mort. Le regard plein de satisfaction qu'il jetta par la fenêtre à ses Compagnons recueillis devant Dieu exprimait le profond amour qu'il leur vouait et le grand intérêt qu'il leur portait.

Le Messager (saw) voulut à ces derniers instants de la vie emporter avec lui à travers ce regard une dernière image de ces Compagnons auxquels il communiqua sa foi et la vérité qu'il représentait. Dieu lui fit voir en eux ce qui remplit de joie au point qu'il en oublia la douleur ; son visage exprima une grande sérénité, qui rendit ses Compagnons perplexes ; ils se demandaient si ses souffrances avaient disparu et s'il était guéri. Dieu voulut que ce dernier spectacle fût celui de la prière ! La constance dans la prière fut la dernière promesse. Ô Frère Musulman, sois fidèle à cette promesse piété qui fit sourire le Prophète (saw) à ses derniers instants et effaça la douleur de ses traits.........
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