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 les banous al moustallaq, la calomnie contre aicha(raa)

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laetitia
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MessageSujet: les banous al moustallaq, la calomnie contre aicha(raa)   Dim 19 Nov - 19:24

salam alaykoum
bismillah ar rahmani ar rahim

Le Prophète (saw) apprit que les Banous Al Moustallaq se préparaient avec leur chef à attaquer les Musulmans. Ce fut la cause de l'expédition. La rencontre se fit auprès d'une source d'eau connue sous le nom d'Al Mouraissi. Un grand nombre d'hypocrytes qui n'avaient encore participé à aucune expédition accompagnèrent les Musulmans au cours de cette expédition ; ils espéraient ramener un butin car les Musulmans étaient toujours sortis vainqueurs des batailles précédentes. [ Ah bon ? La dérouillée prise lors de La bataille d'Ohod, c'était aussi une victoire ?! ] Durant l'expédition, il y eut querelle entre Musulmans. Abdallah Oubaï ben Saloul profita de cette occasion en disant "Ils ont osé agir de la sorte, ils se sont rassemblés dans notre pays et nous ont surpassé en nombre...". Omar ben Al Khattab (raa) en fit la remarque au Prophète (saw) qui répondit "Non, ne le tuons pas que diront les gens s'ils apprennent que Mohamed tue ses partisans ?".

A leur retour à Médine, le fils d'Abdallah Oubai ben Saloul se rendit chez le Prophète et lui dit "Si tu comptes faire tuer mon père, sache que pour les propos qu'il a tenu que je suis prêt si tu insistes à t'apporter moi même sa tête" Le prophète (saw) préféra se montrer indulgent et de bien traiter Abdallah Oubai tant que celui ci était du côté des Musulmans. Depuis cet incident, à chaque fois que Abdallah Oubai se comportait mal, les membres de sa propre tribu le réprimandait.

C'est durant cette expédition que Aîcha accompagna le Messager d'Allah (saw) et qu'elle sera l'objet de la calomnie élaborée dans l'ombre par Abdallah Oubai ben Saloul.

CE QU' IL FAUT EN TIRER

* La façon dont le Prophète (saw) traita la querelle qu'avait exploitée Abdallah Oubai ben Saloul nous décrit la grande habileté du Messager (saw) à résoudre les problèmes, aplanir les difficultés et guider les Hommes. Malgré la mort qu'il méritait mille fois (voir récits précédents), le Prophète (saw) envisagea la situation avec calme usant uniquement de sa raison et dominant ses sentiments. Même le fils d'Abdallah fut surpris de la décision prise par le Messager (saw). Nous comprenons la raison pour laquelle le Prophète (saw) répondit à Omar (raa) :"Que diront les gens s'ils apprennent que Mohamed tue ses partisans...". Par cette sagesse de comportement, le Messager sauvegarda l'unité des Musulmans en évitant ainsi des divisions internes et ne répondant pas aux désirs d'Abdallah Oubai Ben Saloul dont l'objectif depuis toujours est l'éclatement de la communauté médinoise. Le résultat définitif fut que les propres partisans de Abdallah Oubai ben Saloul se chargèrent eux mêmes de le réprimander et de dévoiler ses complots.

Récit de la Calomnie contre Aicha

Aicha (raa) raconte qu'elle accompagnait le Messager d'Allah au cours de l'expédition contre les Banous Al Moustallaq, elle dit :

"Une nuit, alors que le Prophète (saw) avait donné l'ordre de lever le camp, je m'éloignai pour faire mes besoins. En revenant, je portais la main à ma poitrine et remarquai que j'avais perdu mon collier (collier prêté par Asma -raa-). Je revins sur mes pas et mis longtemps à le chercher. Entre temps, les hommes qui étaient chargés de me porter emportèrent ma litière (palanquin) sur le dos de mon chameau, me croyant dedans. Cela se passait après la révélation du verset sur le voile. Je trouvais mon collier mais l'armée était déjà partie quand je rejoignis le camp, il n'y avait plus personne. Je restai là où j'étais, pensant qu'il remarquerait bientôt mon absence et me chercheraient.

Sawan qui était resté en arrière garde, vit ma silhouette et me reconnut tout de suite, m'ayant vu avant l'institution du voile. [ Donc, effectivement, le voile doit cacher non seulement le visage des femmes mais aussi leur silhouette. La version tchador Iranienne ou Burqa Afghane est la bonne version du voile, tandis que celui qui couvre seulement les cheveux n'est qu'une version "simplifiée" afin de ne pas trop effrayer les occidentaux. Une fois ce voile "simplifié" accepté par tolérance, les musulmans n'auront plus qu'a faire mettre en place la véritable version, celle d'Iran ou d'Afghanistan. ] Je m'étais endormie, je m'éveillais alors qu'il disait "Nous sommes à Dieu et c'est vers Lui que nous retournerons". Je me couvris aussitôt de mon voile. Il fit baraquer sa chamelle que j'enfourchais aussitôt et il la tenait par la bride. Il était près de midi lorsque nous rejoignimes l'armée. Certains se damnèrent alors à cause de moi mais celui qui me calomnia le plus (avec ruse) fut Abdallah Ben Oubai Ben Saloul.

A Médine, Je tombais malade pendant un mois ne sachant rien des calomnies qui se disaient dans la ville. Le Messager (saw) ne me traitait pas avec l'amabilité à laquelle il m'avait habituée. Le Messager d'Allah (saw) demanda avis à ses compagnons sur la décision à prendre, il demanda à ma servante , Barira, son opinion. La servante lui assura qu'elle n'avait jamais doutée de moi....".

Le Prophète (saw) me déclara en présence de mes parents en ayant au préalable prononcé la chahada "Telle rumeur m'est parvenu te concernant, si tu es innocente, Dieu ne manquera pas de t'innocenter, si tu es coupable, repents toi et implore le pardon de Dieu. "Mes yeux étaient secs, tellement que j'avais pleuré de cette situation, et voyant que mes parents ne disaient rien je leur déclarais :"Je vois que vous aussi, croyez à ces rumeurs, si je revendique mon innocence, vous ne me croirez pas et si j'avoue mon péché et Dieu Seul sait que je suis innocente, vous me croiriez, je ne trouve pour nous tous que l'exemple de Jacob le père de Joseph qui affirme "C'est à Dieu qu'il faut demander secours contre ce que vous racontez" (verset 18/12), sur ce, je regagnais ma couchette.

Après plus d'un mois de souffrance et de calomnies mensongères, le Messager d'Allah reçut la révélation de Son Seigneur. Soulagé, il s'empressa de me communiquer la nouvelle en me disant "O Aîcha, Dieu t'as innocenté, va et répands la bonne nouvelle" Ma mère me dit "Remercie le Prophète (saw)". Je lui répondis "C'est Dieu Seul que je dois remercier car c'est Lui qui m'a innocenté par la révélation suivante :"Les Calomniateurs sont nombreux parmi vous, ne pensez pas que ce soit un mal pour vous, c'est au contraire un bien pour vous. Chacun d'eux est responsable du péché qu'il a commis. Celui qui s'est chargé de la plus lourde part subira un châtiment terrible". (verset 11/24).

L'un des proches de mon père qui vivait dans la misère, Mistah avait tenu des propos calomnieux à mon égard, mon père (Abou Bakr Siddiq -raa-) décida de ne plus l'aider matériellement. Dieu révéla par la suite ce verset "Ceux qui parmi vous, jouissent de Sa Faveur et de l'aisance ne négligent pas de donner à leurs proches. N'aimez vous pas que Dieu vous pardonne ? Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux" (verset 22/24). Mon père Abou Bakr ayant besoin du pardon de Dieu se mis de nouveau à entretenir Mistah."

Le prophète (saw) récita devant la foule les versets qui se rapporte à cet évènement puis il donna l'ordre de faire subir aux trois calomniateurs : Mistah, Hassan ben Thabet, Hamna Bent Jahch la peine prescrite à savoir quatre vingt coups de fouet.

CE QU' IL FAUT EN TIRER

* Cette calomnie fit plus de mal au Prophète (saw) que toutes les épreuves qui l'avaient précédées car c'étaient des épreuves auxquelles il s'était attendu et résigné. Sa mission l'avait préparé à de telles épreuves mais celle ci le surprit, étant inhabituelle, différente des autres. Si cette rumeur eût été juste, elle l'aurait profondément blessé, lui qui plaçait son honneur et sa dignité avant tout. Elle le jeta dans un désarroi auquel il ne pouvait s'échapper, si la vérité lui avait été immédiatement révélée et la calomnie des hypocrites dévoilée, cela lui aurait épargné le doute qui le tenaillait.

* Cette épreuve était une volonté divine visant à montrer la personnalité du Prophète (saw). Cette rumeur surprit dans le Prophète (saw) l'homme ordinaire qui réfléchit et se comporte comme tous les hommes mais dans les limites que s'imposent les Prophètes et les Envoyés de Dieu. Il reçut ce coup comme l'aurait fait tout homme n'ayant pas de sixième sens et ne pouvant deviner les intentions cachées, il se troubla et douta comme tout un chacun, réfléchit et consulta ses compagnons.

* La Sagesse divine qui a voulu mettre à jour le côté humain du Prophète (saw) retarda la révélation pendant toute cette période afin que deux vérités très importantes fussent claires :

La première vérité est que le Prophète (saw) malgré sa mission prophétique ne cessa jamais d'être un homme comme les autres. Les Croyants ne doivent pas s'imaginer que sa Mission lui attribuait des miracles que seul le Créateur peut accomplir.

La seconde vérité est que la révélation divine ne se réduit pas à un sentiment personnel mais agit indépendamment de la volonté du Prophète (saw) de son ambition ou de ses souhaits. Si tel était le cas, il aurait pu facilement résoudre ce problème dès qu'il s'était posé et échapper ainsi à ses suites. Il aurait pu implorer une révélation coranique [ Tout de suite ? Cela n'aurait pas été bien malin : mieux valait attendre un bon moment pour bien identifier les "calomniateurs" puis ensuite seulement "révéler" un verset opportun déclarant aïcha innocente. Si Aïcha l'était, tant mieux, et si elle était coupable, c'est pas elle qui allait s'en vanter vu que la punition prévue était la mise à mort à coups de cailloux (lapidation) ! ] profitant de l'excellente réputation de sa femme afin de rassurer les Croyants et faire taire ainsi les indiscrets, mais il n'en fit rien pour la simple raison qu'il n'était pas en son pouvoir d'entreprendre quoi que ce soit. Mais le Prophète (saw) ne pouvait mentir ni aux Hommes, ni à Dieu.

* Ce qui nous déplait c'est que le premier à répandre la rumeur Abdallah ben Oubai ben Saloul échappa à la punition et ce parce qu'il répandit sournoisement la calomnie en l'enrobant de termes qui pouvaient difficilement lui être attribués ; or il faut savoir que la peine qu'entraîne la diffamation est encourue uniquement par celui qui la prononce ouvertement. [ Fort logiquement, l'islam encourage à être fourbe et dissuade d'être franc ]

* Pour conclure ce chapitre sur la calomnie, je vous invite à vous reporter au Coran aux versets 11 à 20 de la sourate "La Lumière" (n° 24).............
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