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 mawlid du prophète(sallalahu wa alayhi wa salam)

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laetitia
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MessageSujet: mawlid du prophète(sallalahu wa alayhi wa salam)   Mer 21 Mar - 12:02

salam alaykoum


Peut-on
célébrer la naissance du Prophète -Grâces et Salutations sur Lui-?


(extrait
du livre " à la découverte de l'islam ; N° 3 ", de Mohamed Jamil
Cherifi)




Al-Mawlid an-nabawîy - Grâces et Salutations sur lui- est la fête qui
commémore la naissance du Prophète de l'Islâm.

Ibn Ishâq, qui a écrit la biographie du Prophète, privilégie l'opinion selon
laquelle, la naissance du prophète - Grâces et Salutations sur lui- eut lieu
après douze nuits écoulées du mois de Rabî` Al-Awwal de l'An de l'Eléphant.
Ibn Abî Shaybah relate cette opinion selon Jâbir et Ibn `Abbâs et d'autres.
C'est une opinion répandue parmi les savants. Donc, elle se célèbre
généralement le 12 du mois de rabi` al-awwal, troisième mois de l'année
lunaire. Cette fête est célébrée dans tout le monde musulman, aussi bien
sunnite que chiite.




Dans le Sahîh de Muslim selon Abû Qatâdah Al-Ansâri : Lorsque le Prophète -
paix et bénédiction d'Allah sur lui - fut interrogé au sujet du jeûne du
lundi, il dit : " C'est le jour où je suis né, c'est le jour où je
fus envoyé et c'est le jour où la révélation descendit sur moi

". Il a été rapporté selon Jâbir et Ibn `Abbâs que le Messager d'Allah
- paix et bénédiction d'Allah sur lui - naquit l'an de l'Eléphant, un lundi,
le 12 Rabî` Al-Awwal, il fut envoyé ce même mois, l'Ascension au Ciel eut
lieu de même mois, il émigra et décéda pendant ce mois de Rabî` Al-Awwal.
Le Messager d'Allah - paix et bénédiction sur lui - indiqua que le jour de sa
naissance est privilégié par rapport aux autres jours. Et le croyant peut
espérer une grande rétribution pendant un jour béni, sachant que privilégier
les œuvres qui coïncident avec les moments de la Généreuse Bonté divine est
une démarche établie avec certitude dans la sharî`ah.



Ainsi,
la célébration de ce jour et l'expression de notre gratitude envers Dieu pour
ce bienfait qu'est la naissance du Prophète, et pour nous avoir guidé à sa
voie, est une chose confirmée par la jurisprudence islamique, à condition de
ne pas lui donner une forme spéciale. Il convient plutôt de propager la joie
et la bonne annonce autour de soi, en se rapprochant de Dieu par ce qu'Il a
légiféré, en informant les gens des bienfaits de ce jour, et en s'éloignant
de ce qui est illicite. Quant aux coutumes liées à la nourriture ce jour-là,
elles rentrent dans le cadre du verset : " Mangez des (nourritures)
licites que Nous vous avons attribuées "
.



A
notre époque, il n'y a pas de mal à faire cette célébration, car les jeunes
sont noyés dans les autres célébrations mondaines. C'est l'occasion pour se
pencher sur la vie du Prophète - Grâces et Salutations sur lui - et faire
connaître aux jeunes leur religion.



Az-Zurqânî
dit dans son commentaire d'Al-Mawâhib d'Al-Qastillânî : " Ibn Al-Jazrî,
l'Imâm des lecteurs coraniques, décédé en 833 A.H., commente la tradition
rapportée par Al-Bukhâri et d'autres au sujet d'Abû Lahab selon laquelle il
fut si heureux par la naissance du Messager qu'il affranchît Thuwaybah son
esclave quand elle lui annonça la bonne nouvelle ; et que pour cela Allah
allégea son châtiment en Enfer.

Ibn
Al-Jazrî dit : "Si ce mécréant condamné dans le Coran, fut rétribué
en Enfer pour avoir été heureux pour la naissance du Prophète, qu'en est-il
du musulman, le Muwahhid (monothéiste) de sa communauté, qui éprouve un
bonheur pour sa naissance et fait tout ce qu'il peut pour son amour.

Cependant,
les théologiens divergent quant à la légitimité d'une telle " bid'ah
" (innovation). Certains affirment qu'il s'agit de l'une des bonnes
pratiques dont parlait le prophète dans une tradition rapportée par At-Tirmidy
n°2675 :



  • "
    Quiconque a initié une bonne pratique adoptée par d'autres recevra sa
    propre récompense doublée d'une autre égale à celle accordée à tous
    ceux qui auront adopté son initiative, sans que l'augmentation de la
    récompense de l'initiateur signifie une amputation de celles des autres.
    Quiconque instaure une mauvaise pratique adoptée par d'autres en subira une
    responsabilité personnelle doublée d'une autre égale à celle qui incombe
    à tous ceux qui auront perpétué sa pratique, sans que l'alourdissement de
    sa responsabilité signifie un allègement de la leur. "



D'autres
théologiens mettent en garde contre l'altération de l'Islam tel qu'il fut
révélé, en s'appuyant sur d'autres traditions prophétiques :



  • "
    Quiconque introduit dans notre religion ce qui lui est étranger le verra
    rejeté"
    [rapporté par Bukhari sous le n° 2697 et par Muslim
    sous le n° 1718]


  • "
    Méfiez vous des inventions (religieuses), car toute invention est une
    innovation, et toute innovation est un égarement, et tout égarement mène
    au Feu "
    ( rapporté par El-Nassâ'i et autres).


Concernant
le hadith parlant de l'instauration d'une bonne pratique, ils rétorquent qu'il
s'agit d'instaurer à nouveau une pratique tombée en désuétude ayant une base
dans la Sunnah, c'est à dire déjà pratiquée par le prophète. Ils citent un
autre hadith qui rapporte la même parole du prophète, en y incluant son
contexte :



  • "
    Des bédouins vêtus de laine se présentèrent au Prophète (bénédiction
    et salut soient sur lui). Celui-ci voyant que leur misérable état
    traduisait le besoin, exhorta les gens à faire de l'aumône. Mais ces
    derniers tardèrent à réagir au point que le visage du Prophète
    (bénédiction et salut soient sur lui) exprima visiblement la
    désapprobation de cette attitude. Puis, un homme des Ansar apporta une
    bourse remplie de pièce de monnaie, puis un autre en fit de même, puis des
    gens se succédèrent de façon à ce que le visage du Prophète
    (bénédiction et salut soient sur lui) exprima la joie. C'est alors que ce
    dernier dit: " Quiconque initie en Islam une belle pratique et que
    d'autres l'adoptent à sa suite, recevra une récompense égale à celle
    réservée à toute personne qui aura adopté sa pratique, sans que cela
    soit amputé des récompenses accordées aux continuateurs. Et quiconque
    instaure une mauvaise pratique adoptée par d'autres en subira une
    responsabilité personnelle doublée d'une autre égale à celle qui incombe
    à tous ceux qui auront perpétué sa pratique, sans que l'alourdissement de
    sa responsabilité signifie un allègement de la leur. "
    [rapporté
    par Muslim n° 1017].


Au
XIVeme siècle après J.C., le théologien Ibn Taymiyyah rejète quant à lui
l'instauration de cette nouvelle fête, en écrivant dans son ouvrage intitulé
"Iqtidâ As-Sirât Al Mustaqîm : Mukhâlafatu Ashâb Al Jahîm " :

" L'institution, par certains, d'une fête commémorant la naissance du
Prophète malgré les divergences existant quant à sa date exacte -et qui vise,
soit à ressembler aux chrétiens dans leur commémoration de la naissance de 'Îssa
(Jésus), soit à exprimer leur amour et leur vénération pour le Prophète -
n'était pas pratiquée par les anciens bien qu'ils aient eu raisons de le faire
et que rien ne les en empêchait. Et si une telle démarche comportait un bien,
qu'il soit absolu ou même prépondérant, ces derniers seraient plus en droit
de l'appliquer que nous. L'amour et la vénération qu'ils avaient à l'égard
du Prophète étaient en effet bien plus intenses que les nôtres et ils
étaient on ne peut plus soucieux que nous de pratiquer le bien. Leur amour et
leur vénération s'exprimaient donc uniquement dans leur mise en conformité
avec la voie du Prophète, l'obéissance qu'ils lui vouaient, l'application de
ses commandements, la revivification tant dans la forme que dans le fond- de sa
Sunna, la propagation [du message] avec lequel il fut dépêché et enfin dans
tous les efforts qu'ils déployèrent dans leur cœur, par leur langue ou par
les actes- dans cette voie. Or, force est de constater que la plupart de ces
personnes soucieuses de pratiquer de telles innovations sont dans une totale léthargie
lorsqu'il s'agit d'œuvrer là où l'ordre du Prophète leur est parvenu. On ne
peut que les comparer à ceux qui ornent et embellissent le Coran sans le lire
ou encore à ceux qui le lisent sans l'appliquer." Fin de citation



Au
XVème siècle après J.C, le théologien Al-Suyuti relate dans son ouvrage
"Al-Hawi li l-Fatawa" les paroles du théologien du siècle
précédent Ibn Hajar :

" Chaykh al-Islam, le Hafidh de son époque Abou l-Fadl Ibn Hajar -
Al-Asqalaniyy - fut interrogé au sujet de l'organisation du Mawlid. Il
répondit ce qui suit : L'organisation du Mawlid à l'origine est une innovation
qui n'est rapportée d'aucun des gens du Salaf vertueux, ceux des trois premiers
siècles. Malgré cela, elle comporte de bons aspects et des aspects qui leur
sont contraires. Dans le cas où les gens ne font dans leur acte que les bons
aspects et se gardent de leurs opposés, c'est une bonne innovation. Dans le cas
contraire, ça ne l'est pas. Il m'a semblé bon d'extraire à ce sujet des
hadith confirmés. C'est ce qui est confirmé dans les deux Sahih que le
Prophète vint à Médine et y trouva les juifs jeûnant le jour de Achoura'. Il
les interrogea et ils répondirent : c'est le jour où Allah a fait périr noyé
Pharaon et a sauvé Moïse. Nous le jeûnons pour remercier Allah Très Haut. Le
Prophète a dit ce qui signifie : "Nous sommes prioritaires sur vous par
rapport à Moïse". On tire de cela la permission d'accomplir un acte de
remerciement envers Allah pour ce qu'Il a accordé par grâce en un jour
précis, que ce soit un bienfait accordé ou un mal repoussé et la permission
de l'accomplir de nouveau la même journée de chaque année. Le remerciement
envers Allah s'effectue par différentes sortes d'adoration comme la
prosternation, le jeûne, l'aumône, la récitation. Et quel plus grand bienfait
que l'apparition de ce Prophète, le Prophète de la miséricorde en ce
jour-là. Ainsi il convient de rechercher et de s'assurer de la journée
elle-même pour que cela soit conforme à l'événement arrivé à Moïse au
jour de Achoura'. Celui qui ne s'assure pas de cela et n'y prête pas attention
organisera le Mawlid n'importe quel jour du mois, ou même certains le
généraliseront et le feront n'importe quel jour de l'année et cela comportera
ce que cela comportera ... Voilà concernant l'origine de l'organisation de la
fête et ce qu'on y fait. Il convient donc de se limiter à ce qui représente
un remerciement de Allah Très Haut, de l'ordre de ce qui a été cité plus
haut, à savoir la récitation, la présentation de nourriture et le chant de
quelques chants élogieux rappelant le détachement des plaisirs du bas-monde et
touchant les cœurs pour les inciter à faire le bien et à œuvrer pour
l'au-delà." Fin de citation



Puis
Sheikh Muhammad Al-Fâdil Ibn `Ashûr dit : au 9e siecle A.H., les gens furent
partagés, certains l'autorisant, d'autres l'interdisant. Parmi ceux qui
l'appréciaient il y a As-Suyûtî, Ibn Hajar Al-`Asqalâni, Ibn Hajar
Al-Haythamî, tout en condamnant les innovations qui se sont greffées sur la
célébration. Ils basent leur opinion sur le verset : " et
rappelle-leur les Jours d' Allah "
[3]. An-Nasâ'î et `Abd Allâh
Ibn Ahmad [Ibn Hanbal] dans le complément du Musnad, ainsi qu'Al-Bayhaqî dans
Shu`ab Al-Imân rapportent selon Ubayy Ibn Ka`b que le Messager d'Allah, paix et
bénédiction d'Allah sur lui, interpréta " les jours d'Allâh " par
les bienfaits d'Allâh et Ses signes (cf. Rûh Al-Ma`ânî d'Al-Alûsî), et la
naissance du Prophète est un très grand bienfait.



Historiquement
parlant, Al-Qalqashandî dans son livre Subh Al-A`shâ relate déjà qu'à son
époque, la célébration se faisait déjà sous le règne des Fatimides, en
Egypte, au V° siècle A.H. Puis avec l'arrivée de la dynastie ayyoubide,
furent abolies toutes les traces des Fatimides. Cependant, les gens
continuèrent à la célébrer en privé. Puis au début du septième siècle
après l'Hégire, XIIIème siècle après J.C cette célébration devint
officielle dans la ville de Irbil, par un décret de son prince sunnite,
Mudhaffar Ad-Dîn Abû Sa`id Kawkabrî Ibn Zayn Ad-Din `Alî Ibn Tabkatkin. Au
Maghreb, la fête du mouloud fut introduite en XIII ° siècle de J.C par le
sultan mérinide Abu Ya'qub Yusuf. Aujourd'hui, la fête du mawlid est un jour
férié. Elle se célèbre généralement le 12 du mois de rabi` al-awwal,
troisième mois de l'année lunaire. En général, cette fête est célébrée
dans tout le monde musulman, aussi bien sunnite que chiite. En Arabie, le
ministère des affaires religieuses ne reconnaît pas cette fête comme étant
islamique et la considère comme une bid'a, bien que sa célébration ne soit
pas interdite par les autorités.

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